Carnet De Thérapeute : Du Paraître À L'être

Dernière mise à jour : il y a 1 jour
Cesser de somatiser pour enfin s'incarner
Pendant des années, j'ai vécu dans l'illusion du contrôle et la tyrannie du paraître.
Je mesurais ma valeur à l'ombre du regard des autres, traquée par la peur invisible de ne pas plaire, de ne pas être « assez ».
Depuis, je pense que notre essence doit venir du Être, de notre conscience individuelle et peu importe le « qu'en dira t-on ? »
En tant que praticienne passionnée par la biologie, les émotions et le monde intérieur, j'ai dû faire face à ma propre vérité : on ne guérit pas un corps qu'on utilise comme une armure pour plaire au monde.
J'ai envie de vous dire que, vous n'avez AUCUN pouvoir, aucun contrôle sur l'Autre.
Vous avez seulement du pouvoir sur VOUS-MÊME : vous ne pouvez pas changer votre voisin, votre frère... mais vous pouvez vous changer, vous.
Le plus important dans la vie, c'est de travailler sur qui vous êtes : votre envie évoluer, votre envie d'avancer, votre envie d'être heureux. Vous avez ce pouvoir.

Quand les mots non dits deviennent des maux physiques
Pendant longtemps, ce que je refusais de verbaliser, mon corps l'a somatisé.
Je posais sur moi-même des jugements d'une violence inouïe.
Je détestais mes formes, je rejetais ma propre sensibilité, et je cherchais dans l'amour des autres un pansement superficiel pour combler un vide structurel.
J'aimais l'idée d'être aimée, mais je ne m'aimais pas.
Le déclic est venu le jour où j'ai compris la grande illusion : vous n'avez aucun pouvoir sur l'Autre.
Vous ne contrôlez ni le jugement de votre voisin, ni les attentes de votre entourage.
La seule souveraineté qui vous appartient, c'est celle que vous exercez sur vous-même.
Lorsque j'ai enfin posé des MOTS sur mon histoire, mon corps a cessé de fabriquer des MAUX.
J'ai appris à dire STOP. J'ai appris à dire NON. J'ai appris à honorer ma propre physiologie et m'honorer tout court.

La dérive du contrôle alimentaire
Dans mon cabinet, je vois quotidiennement des profils brillants, surmenés, qui franchissent la porte en me disant : « Je veux maigrir. »
Ma réponse est toujours la même : POURQUOI ?
La majorité d'entre eux cherchent à modifier leur enveloppe charnelle pour correspondre à un standard extérieur, pour rassurer un conjoint ou pour se protéger du regard social.
C'est une impasse.
On ne répare pas un métabolisme par la haine de soi ou la restriction punitive.
>> Récemment, lors d'un séjour en nature au bord d'un lac, j'observais les corps plonger dans l'eau.
Ceux qui s'assumaient pleinement rayonnaient d'une puissance naturelle, quelle que soit leur morphologie.
Ceux qui se cachaient portaient sur leurs épaules le poids invisible de la honte.
La santé globale ne commence pas dans une assiette pesée au gramme près : elle commence au moment exact où vous décidez d'habiter votre corps sans vous en excuser.
Reprendre sa Souveraineté
Penser à soi n'est pas un acte d'égoïsme : c'est le prérequis de toute évolution.

Vous ne pouvez guider les autres ou offrir le meilleur de vous-même si votre propre écosystème est en faillite.
Aujourd'hui, j'utilise les sciences, le développement personnel, le développement de la conscience et la puissance du Vivant non pas pour corriger des corps perfectionnistes, mais pour accompagner des métamorphoses profondes.
Apprenez à vous découvrir. Apprenez à VOUS connaître.
Posez des mots sur votre vérité.
Cessez de demander à votre corps de payer le prix de vos vœux de conformité.
SOYEZ.
Incarnez votre propre puissance.


